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La Bibliothèque malgache fait peau neuve. Il était temps...
Le site était statique depuis quelques années, les collections n'avaient pas bougé.
Vous retrouverez d'ailleurs la forme ancienne du site et son contenu en suivant ce lien.
Ici s'installent des collections diverses, à Madagascar et au-delà des rivages.
Les premiers titres de la nouvelle Bibliothèque malgache numérique sont disponibles en différents formats dans les librairies.
C'est-à-dire qu'ils sont payants, mais à des prix très serrés.


Mars 2015

Ohnet04« Un grand ralentissement s’est produit dans les opérations en Flandre. Les défaites de l’Yser, qui ont coûté si cher aux Allemands, semblent avoir brisé leurs forces. La Belgique est encombrée de blessés, et les morts ont été emportés, la nuit, dans des trains spéciaux. Les corps étaient attachés, par quatre ou cinq, pour être maniés plus facilement. Ils formaient ainsi des bottes de morts, comme des bottes d’asperges, à destination de l’Allemagne. Les survivants de ces massacres sont recrus de fatigue et il a fallu leur accorder un peu de repos, avant de recommencer l’effort qu’on nous promet décisif, chaque fois, pour le lendemain. Et puis, toute l’attention du grand commandement allemand est tendue vers la Pologne, qui est devenue le théâtre principal de la guerre. Notre rôle a été rempli, par nous, avec une admirable conscience. »
1,99 euros

ArrivisteFouiner dans les vieux journaux réserve parfois de jolies surprises. Celle-ci, par exemple : une série d’articles publiée dans L’Aurore à partir du 15 juin 1914, et à peu près jusqu’à l’interruption du quotidien – le numéro du dimanche 2 août 1914 annonce la suspension de la parution en même temps que le départ du directeur, Marcel Brossé, parti rejoindre son corps – il est chef d’escadron du 13e régiment d’artillerie.

Le feuilleton que voici détaille, chapitre après chapitre (courts, les chapitres), toutes les techniques à mettre en œuvre pour connaître le succès. Cent ans plus tard, rien n’a fondamentalement changé même si le contexte a évolué. Rapportés à notre époque, ces conseils ont gardé toute leur saveur. Cette série, intégrée à la rubrique Courrier littéraire, n’est signée que du pseudonyme collectif qui revient au bas de chacune de ces chroniques: Les Routiers.

0,99 euros

Renel_RaceCharles Renel (1870-1925) est resté présent à Madagascar puisqu’une école porte toujours son nom à Mahajanga, sur la côte ouest. Il fut directeur de l’enseignement dans la Grande Île au début du vingtième siècle et a écrit un certain nombre d’ouvrages sur le pays où il avait vécu et travaillé. À côté du plus célèbre, Le décivilisé, citons La coutume des ancêtres, La fille de l’Île Rouge, L’oncle d’Afrique ou La métisse, ainsi que des Contes de Madagascar.

La race inconnue, édité en 1910 chez Grasset, est un recueil de nouvelles qui mêle l’inspiration du conte traditionnel à l’observation de la vie quotidienne des colons français de son époque.

1,99 euros

Renel_CoutumeUn affrontement est au cœur de ce roman : celui qui oppose la tradition et la nouvelle religion importée par les vazaha, le protestantisme. Deux petits villages proches de Tananarive ont fait des choix différents. Et le jeune Ralahy, dont le père possède une idole sacrée, souffre des deux côtés. La première jeune fille avec laquelle il a fait l’expérience de l’amour a été chassée selon la coutume parce qu’elle était stérile – elle vivra ensuite dans la capitale avec un vazaha. La seconde, fille du surveillant du temple dans le village voisin, est empêchée par son père de fréquenter un incroyant. À cette trame sentimentale s’ajoutent des fléaux naturels ou humains ainsi que de multiples péripéties, au cours desquelles Ralahy fera un long voyage vers l’Ouest…

Charles Renel (1870-1925) a été directeur de l’enseignement à Madagascar et a écrit de nombreux livres sur ce pays.

1,99 euros

Février 2015

Ohnet02« Il y a juste cinq mois que nous vivons ces temps tragiques et comme le régisseur d’un théâtre – qui, pour la circonstance, est le théâtre de la guerre – je soulève, un instant, le rideau, et je parle au public. Nous sommes arrivés, dans la mise au jour de ces notes, aux événements qui se produisirent pendant la fin du mois d’octobre. Moment le plus angoissant de cette douloureuse période. Nous avons gagné la bataille de la Marne. Celle de l’Aisne est engagée et se poursuit furieuse. Allons-nous vaincre, ou succomber ? L’Allemagne sera-t-elle comme elle s’en vante : « Au-dessus de tout » ? La France va-t-elle, à coups de canon, la ramener à la modestie ? Heure terrible. Les deux plateaux de la balance oscillent encore. Lequel penchera sous le doigt de la Fortune, vers le triomphe final ? »
1,99 euros
Ohnet03« La bataille de l’Aisne, qui est devenue la bataille de l’Oise, puis la bataille de la Lys, est en train de devenir la bataille de la mer du Nord. À moins de nous mettre à l’eau, pour étendre notre mouvement enveloppant, nous ne pouvons pas aller plus loin. Après avoir canonné, assailli, massacré les Allemands, dans leurs lignes, depuis la Woëvre jusqu’à Albert, sans obtenir d’autres résultats que des tueries effroyables, qui ont à ce point éprouvé l’ennemi que dans les tranchées abandonnées par lui, sous des monceaux de morts, nous avons retrouvé des drapeaux, le commandement français a pris le parti de tourner la droite allemande. »
1,99 euros
GallotAntoine de Baecque, qui connaît L’art de marcher, a donné sous ce titre, en 2013, un ensemble de textes d’Yves Gallot, précédé d’une copieuse préface. L’ouvrage que nous publions, s’il lui ressemble, est néanmoins différent. Il reprend la genèse de ce qui allait devenir, en 1898, L’art de marcher et, en 1909, Souvenirs du célèbre marcheur Gallot.
Tout commence le 20 décembre 1896 dans le Journal des Voyages par un entretien avec l’étonnant marcheur Gallot, présenté comme une sorte de phénomène et qui ne rechigne pas à conter ses exploits. Si bien qu’il est invité à les partager plus largement dans les numéros suivants. Du 27 décembre au 14 février de l’année suivante, les lecteurs de l’hebdomadaire y lisent donc les huit livraisons des Souvenirs d’un marcheur, situés Au-delà des mers comme le précise un surtitre. Il s’agit en effet de ses aventures américaines, et il n’y est pas question que de marcher. Pour faire bonne mesure et à la demande de « nombreux lecteurs » (ils deviendront ses « nombreux amis » dans l’ouvrage publié en 1898), le feuilleton est prolongé par un article intitulé L’art de marcher.
On notera avec un sourire que si, dans le Journal des Voyages, la caution littéraire utilisée par Gallot était Paul de Kock, il utilisera ensuite les exemples plus prestigieux de Victor Hugo et de Jean-Jacques Rousseau.
1,99 euros
RégnierLes écrivains nous séduisent d’abord par leur œuvre. Mais les écrivains nous séduisent aussi par leurs lectures. Parfois parce que leur finesse apporte un éclairage inédit sur d’autres livres. Parfois parce qu’elles remettent en lumière un nom oublié.
Bernard Quiriny, écrivain apprécié pour ses nouvelles et son roman, critique littéraire lucide, a agi en passeur pour rapprocher de nous les textes si lointains d’Henri de Régnier. Henri de Régnier…
Ah ! bien sûr, on se souvient qu’il a existé, puisqu’on a croisé son nom ici ou là, généralement dans un contexte historique qui le tient à bonne distance et épargne le besoin de pénétrer dans son œuvre. Situé en parfait équilibre entre deux siècles – il est né en 1864 et mort en 1936 –, il semble aujourd’hui avoir été un notable des lettres dont les livres sont trop inscrits dans son temps pour avoir encore quelque chose à nous dire.
Et voilà que Bernard Quiriny affirme le contraire. Sans tenter de le hisser à un autre statut que le sien – écrivain mineur, c’est dit et ce n’est pas si péjoratif qu’il y paraît, – il en a fait, dans Monsieur Spleen (Seuil, 2013), non seulement un personnage digne d’intérêt, ce dont on se doutait un peu en raison de la place qui fut la sienne, mais aussi l’auteur de livres qui mériteraient d’être lus.
Que choisir dans l’impressionnante production de l’écrivain ? Bernard Quiriny a pensé à tout : il a désigné le premier ouvrage qui mériterait de revivre. « Le jour où on rééditera Régnier, il faudra commencer par les Histoires incertaines. Le fantastique connaît ces temps-ci un petit retour en grâce, qui s’explique peut-être par les mêmes raisons que sa vogue au XIXe siècle – dégoût du matérialisme, envie de réenchanter le monde, etc. »
Les voici donc à nouveau, ces Histoires incertaines situées, pour deux d’entre elles, à Venise, ville chérie par Henri de Régnier qui a souvent écrit sur elle.
Elles sont pleines d’une rêverie dont l’objet est presque indéterminé.
Elles mettent en scène des collectionneurs, des antiquaires, des érudits dans le décor de maisons anciennes chargées d’un passé mystérieux.
1,99 euros

Janvier 2015

Madagascar en 1913Madagascar dans la presse de 1913, c'est l'histoire d'une colonie racontée par les colons eux-mêmes.
Puisés dans les journaux métropolitains, dans les publications spécialisées ou dans les feuilles locales, les articles provoquent légitimement quelques poussées d'urticaire. Elles sont saines.
Anecdotes de la vie quotidienne, grands débats sur l'avenir de la Grande Île, grogne des uns ou des autres, l'ensemble est un portrait vivant et mouvant, sans commentaires.
6,99 euros
BalzacUne femme doit-elle retrousser sa robe en marchant ?
C’est l’une des questions fondamentales auxquelles Balzac parvient quand il publie, en 1833, sa Théorie de la démarche dans L’Europe littéraire. Il avait eu le projet, finalement avorté, d’intégrer à La Comédie humaine quelques textes qui, pour lui comme pour les spécialistes, sont devenus plutôt des annexes. Il imaginait « quatre ouvrages de morale politique, d’observations scientifiques, de critique railleuse, tout ce qui concernait la vie sociale analysée à fond ». Il a fait mieux que les imaginer, puisqu’il les a écrits, au moins en partie. Outre Théorie de la démarche, il y incluait Traité de la vie élégante et Traité des excitants modernes.
Mais c’est la démarche, ou la marche, qui nous intéresse ici pour ouvrir la collection dédiée à ce mouvement humain. Comment Balzac s’étonne qu’elle n’ait pas été davantage étudiée par les savants, quelle place elle occupe dans la vie sociale, ce qu’il peut en dire par l’observation et la réflexion. Tout cela avec un esprit de sérieux souvent démenti par lui-même : « Ici, je serai toujours entre la toise du savant et le vertige du fou. »
À bon entendeur...
1,99 euros
SpronckDans les entretiens qu’il a donnés à propos de Soumission, son roman paru dans les premiers jours de 2015, Michel Houellebecq reconnaissait volontiers que l’accession au pouvoir d’un parti musulman en France en 2022 était une hypothèse romanesque et peu réaliste.
Maurice Spronck, en 1894, n’envisageait d’ailleurs qu’à beaucoup plus long terme encore la fin de l’Occident tel qu’il le connaissait et que nous le connaissons encore. Sa fiction, L’an 330 de la république, s’ouvre en 2105 de l’ère chrétienne et couvre dix-sept années pendant lesquelles la France passe d’une société utopiste à de nouvelles guerres au terme desquelles l’Islam, entre les mains d’un chef de guerre, prend possession de l’Europe.
« Les barbares ont reconquis le monde. La civilisation est morte. »
Maurice Spronck, avocat né en 1861 et mort en 1921, a poursuivi une vocation d’écrivain et de critique littéraire. Il a collaboré, entre autres, à la Revue des deux mondes, à la Revue bleue, au Journal des Débats... Sa seule incursion, à notre connaissance, sur le terrain de l’imagination, aura été celle-ci et il a fini, comme tant d’autres, dans la politique, élu député de Seine quatre fois successivement en 1902, 1906, 1910 et 1914 et battu en 1919, deux ans avant sa mort.
1,99 euros
Ohnet1Georges Ohnet a écrit, comme beaucoup de ceux qui ont vécu ces années-là, sur la Grande Guerre.
Pourquoi exhumer son Journal d’un bourgeois de Paris pendant la guerre de 1914 ? L'auteur était, de son temps, décrié malgré son succès populaire, ou à cause de lui. Le témoignage du feuilletoniste, ses impressions de guerre, sa logorrhée de commentateur imprécis, tout cela représente malgré tout une pensée assez commune à bien d’autres Parisiens.
Elle tient du Café du Commerce ?
Oui, sans doute. Mais ces «longues» de comptoir nous disent un état d’esprit.
Et celui-ci mérite d’être connu.
1,99 euros
 
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