Bibliothèque malgache électronique

libre de droits et gratuite



La Bibliothèque malgache électronique (BME), créée en octobre 2006, réédite des textes libres de droits et consacrés à Madagascar. Les ouvrages sont disponibles au téléchargement, dans les formats DOC (Word) et PDF (Adobe Reader) sur le site Ebooks libres & gratuits depuis janvier 2007 et, depuis juillet 2008, sur le site dédié exclusivement à la Bibliothèque malgache (ne cherchez plus, vous y êtes).

Entretemps, d'autres formats, téléchargeables ou à lire en ligne, ont fait leur apparition. Tous les liens pour y accéder se trouvent dans le catalogue. Pour certains titres, une édition papier (et payante, celle-là) est disponible.

Quelques remarques au passage sur les formats de fichiers électroniques.
Ces différents formats, à l'exception du texte brut et des pages de Wikisource, respectent tous la mise en page effectuée par la Bibliothèque malgache électronique. Une nuance cependant : sur ce site, les couvertures des ouvrages varient parfois, ce qui n'est pas le cas des autres lieux de résidence de la collection, où sa présentation est plus homogène.
Pour les détails sur les ouvrages papier, et bien que les liens soient indiqués ici, je vous renvoie à leur catalogue spécifique.


Catalogue



1. Charles Renel. La race inconnue, 161 pages (1910)

BME01Charles Renel (1870-1925) est resté présent à Madagascar puisqu’une école porte toujours son nom à Mahajanga, sur la côte ouest. Il fut directeur de l’enseignement dans la Grande Île au début du vingtième siècle et a écrit un certain nombre d’ouvrages sur le pays où il avait vécu et travaillé. À côté du plus célèbre, Le décivilisé, citons La coutume des ancêtres, La fille de l’Île Rouge, L’oncle d’Afrique ou La métisse, ainsi que trois volumes de Contes de Madagascar. La race inconnue, édité en 1910 chez Grasset, est un recueil de nouvelles qui mêle l’inspiration du conte traditionnel à l’observation de la vie quotidienne des colons français de son époque.

Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, chez Scribd et Wikisource, en version papier chez Lulu.com (224 pages, 11,28 € + port).

2. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 1, mars 1895, 52 pages

BME02Ce bulletin est indispensable pour comprendre la vision française au moment où démarre véritablement la colonisation de Madagascar. Constitué pour soutenir et éclairer « l’œuvre colonisatrice » de la France à Madagascar, le Comité de Madagascar rassemble dans son Bulletin un nombre considérable d’informations sur la Grande Île. La chronologie des événements prend toute sa dimension à partir du deuxième numéro – celui-ci ayant été, c’est très sensible, confectionné à la hâte.
Au sommaire : Déclaration du Comité – Discours de M. Grandidier – Les Événements de Madagascar – Madagascar et son avenir, par M. E.-F. Gautier – L’existence des Européens à Madagascar – Informations.

Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

3. Adolphe Badin. Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l’Expédition, 179 pages (1897)

BME03Adolphe Badin n’a pas laissé de traces marquantes dans l’histoire de la littérature française. Ce journaliste, né à Auxerre en 1831 et mort dans les années 1890, a pourtant beaucoup publié. Sur le théâtre en particulier, un milieu qu’il fréquentait professionnellement. Mais ses goûts le portaient vers les aventuriers. Authentiques voyageurs, comme des marins – on lui doit une biographie de Jean Bart –, ou personnages romanesques qu’il envoyait vers la Russie, en Algérie ou… à Madagascar. Ce roman, paru en 1897 chez Armand Colin, est d’abord une explication de l’expatriation sur des terres nouvelles : faire fortune à Madagascar serait plus facile que de végéter dans le milieu délétère de la Bourse parisienne. Puis il met en scène l’avancée de l’armée française de la côte ouest jusqu’à la capitale malgache.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, chez i-Kiosque (OPZ), chez Scribd et Wikisource, en version papier chez Lulu.com (199 pages, 10,88 € + port).

4. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 2, avril-mai 1895, 51 pages

BME04Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Le Gouvernement Hova et le Protectorat de Madagascar, par A. Martineau – Le climat de l’Imérina, par E. Colin, S.J. – Procès-verbaux du Comité – Bibliographie.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

5. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 3, juin 1895

BME05Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Les Hova, par M. Alfred Grandidier – Le Gouvernement Hova et le Protectorat de Madagascar (suite), par M. A. Martineau – L’exposition de Madagascar au Muséum d’Histoire naturelle – Faut-il brûler Tananarive ? – Bibliographie.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

6. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 4, juillet 1895, 57 pages

BME06Au sommaire : Les Événements de Madagascar – La propriété à Madagascar, par M. Albert Mariel – Questions malgaches – Variétés: Le Sanatorium de Nossi-Kumba – Le Comité de Madagascar à la Réunion – M. de Mahy et le Comité – Conférences – Bibliographie.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

7. Gabriel de La Landelle. Le dernier des flibustiers (1884), 269 pages

BME07Béniowski, pour reprendre l’orthographe du livre, était un aventurier du 18e siècle. D’origine hongroise, il a connu bien des tribulations en Europe et en Asie avant de débarquer à Madagascar où il s’est lancé dans une grande entreprise conquérante. « Roi des rois » de Madagascar, il a lui-même raconté sa vie dans des Mémoires que Gabriel de La Landelle (1812-1886) pille allègrement pour Le dernier des flibustiers. C’est loin d’être un chef-d’œuvre mais le livre est intéressant en montrant ce qu’un auteur français pensait de Madagascar comme territoire riche en potentiel - avant la véritable colonisation.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, chez Scribd et Wikisource, en version papier chez Lulu.com (320 pages, 12,82 € + port).

8. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 5, août 1895, 59 pages

BME08Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Des principaux noms de lieux à Madagascar et de leur signification, par M. A. Grandidier – La propriété à Madagascar (suite et fin), par M. Albert Mariel – Questions malgaches – Variétés : La durée des hostilités – Les Sakalaves – À la Réunion – Comité argentin d’émigration à Madagascar – La Société mauricienne de colonisation.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

9. Prosper Cultru. Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle : Benyowszky, 184 pages (1906)

BME09Benyowszky, aventurier d’origine hongroise, empereur de Madagascar, était déjà le sujet du roman de Gabriel de La Landelle, Le dernier des flibustiers, septième volume de la Bibliothèque malgache électronique. Le personnage y était saisi sous son meilleur angle, celui qu’il a lui-même choisi dans ses Mémoires. Prosper Cultru (1862-1917), dans cet ouvrage paru en 1906, a davantage travaillé en historien, et sa biographie est donc beaucoup plus nuancée. Il faut lire son livre pour corriger l’image trop flatteuse qu’on pourrait avoir de Benyowszky.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, chez Scribd et Wikisource, en version papier chez Lulu.com (215 pages, 12,18 € + port).

10. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 6, septembre 1895, 56 pages

BME10Au sommaire : Les Événements de Madagascar – De l’organisation future de Madagascar, par M. A. Grandidier – Antankars et Sakalaves, par M. Valentin, délégué des colons de Nossi-Bé – Questions malgaches – Variétés : La doctrine du protectorat à Madagascar et à la Réunion – Le Congrès de Bordeaux et Madagascar – Une conférence de Mgr Cazet – L’avenir de Madagascar.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

11. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 7, octobre 1895, 56 pages

BME11Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Tananarive, par le R.P. Colin, Directeur de l’Observatoire de Tananarive – Un point d’histoire malgache contemporaine, par M. Alfred Grandidier – Variétés : De Suberbieville aux monts Ambohimenas – Bibliographie.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

12. François Saint-Amand. Madagascar, 16 pages (1857)

BME12Ce poème écrit à Saint-Denis de la Réunion est un vibrant plaidoyer en faveur de la présence de la France à Madagascar. Démonstration en deux temps : 1. La France glorieuse se doit d’étendre son influence sur le monde. 2. Les peuples de Madagascar, soumis aux impitoyables Hova (selon l’auteur), n’attendent que d’être libérés de ce joug par la France généreuse. Mû par un volontarisme naïf, le poème n’est pas non plus signé par Victor Hugo… François Saint-Amand ne trouve d’ailleurs une place que dans les marges de la littérature réunionnaise. Il n’empêche, ce document a valeur de témoignage.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, et chez Scribd.

13. Désiré Charnay. Madagascar à vol d’oiseau. Texte seul, 72 pages (1864)

BME13Désiré Charnay (1828-1915) est loin d’être un inconnu. Ses expéditions au Mexique et dans différents pays d’Amérique centrale sont des références pour l’anthropologie du 19e siècle. D’autant qu’il en a ramené non seulement des récits mais aussi des photographies. Du 13 février au 13 mai 2007, certaines d’entre elles ont été exposées au musée du Quai Branly qui possède 500 négatifs et un millier de tirages anciens. Le titre de l’exposition, Le Yucatan ne laissait pas entendre qu’il y était question de Madagascar. Où Désiré Charnay est pourtant venu aussi, comme il est allé à Java et en Australie. Voici son récit de voyage à Madagascar tel qu’il est paru dans Le Tour du Monde. Le regard, curieux de l’autre, n’est pas dénué d’une ironie ancrée dans la culture européenne de l’époque (époque où le colonialisme, et ce qui en découle, était considéré comme progressiste…). Mais ce récit vaut le détour – détour par Tamatave, Sainte-Marie et « Nossi-be ». À découvrir.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici et chez Scribd.

14. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 8, novembre 1895, 80 pages

BME14Au sommaire : Les Événements de Madagascar – Le traité de Tananarive, par M. A. Martineau – Tananarive (suite et fin), par le R.P. Colin, Directeur de l’Observatoire de Tananarive – Correspondance : Les voies de pénétration à Madagascar – Variétés : Le protectorat, le traité de Tananarive et la presse – Bibliographie.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

15. Bulletin du Comité de Madagascar, 1re année, n° 9, décembre 1895, 73 pages

BME15Au sommaire, presque exclusivement les Événements de Madagascar, avec deux temps forts : la narration, par le correspondant du Temps, de la « marche sur Tananarive » du 17 au 30 septembre, et, le 27 novembre, le débat à la Chambre sur la question de Madagascar avec le ministre des Affaires étrangères, M. Berthelot.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

16. Charles Renel. La coutume des ancêtres, 174 pages (1915 ?)

BME16Un affrontement est au cœur de ce roman : celui qui oppose la tradition et la nouvelle religion importée par les vazaha, le protestantisme. Deux petits villages proches de Tana ont fait des choix différents. Et le jeune Ralahy, dont le père possède une idole sacrée, souffre des deux côtés. La première jeune fille avec laquelle il a fait l’expérience de l’amour a été chassée selon la coutume parce qu’elle était stérile – elle vivra ensuite dans la capitale avec un vazaha. La seconde, fille du surveillant du temple dans le village voisin, est empêchée par son père de fréquenter un incroyant. À cette trame sentimentale s’ajoutent des fléaux naturels ou humains ainsi que de multiples péripéties, au cours desquelles Ralahy fera un long voyage vers l’Ouest… Charles Renel (1870-1925) a été directeur de l’enseignement à Madagascar et a écrit de nombreux livres sur ce pays, dont La race inconnue, déjà éditée dans la Bibliothèque malgache, électronique et papier.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, et chez Scribd, en version papier chez Lulu.com (187 pages, 10,68 € + port).

17. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 1, janvier 1896, 65 pages

BME17La deuxième année du Bulletin du Comité de Madagascar s’ouvre sur la relation, parmi les événements survenus à Madagascar fin 1895, d’une révolte sévèrement matée à l’ouest d’Antananarivo, qui ressemble fort à celle que raconte Charles Renel à la fin de La coutume des ancêtres. Un autre document important de ce bulletin concerne l’organisation de la justice et l’installation du personnel français des résidences. Ce pan administratif inquiète d’ailleurs un peu le Comité qui y pressent une coûteuse dérive…
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

18. Désiré Charnay. Madagascar à vol d’oiseau. Édition illustrée, 83 pages (1864)

BME18Le texte est le même que dans le n° 13 de la collection. On y ajoute les gravures, d’après les photos de Charnay lui-même, parues dans Le Tour du monde.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), en flipbook (OPZ) et chez Scribd.

19. Ida Pfeiffer. Voyage à Madagascar, 356 pages (1881)

BME19Grande voyageuse, la Viennoise avait accompli deux tours du monde, qu’elle a d’ailleurs racontés dans des livres à succès. Mais elle rêvait de voir Madagascar et, à l’approche de la soixantaine, elle aborde enfin la Grande Île après avoir cru devoir y renoncer. De Tamatave à Tananarive, elle découvre un pays qu’elle trouve magnifique mais presque laissé à l’abandon. À ses yeux, la reine Ranavalona est responsable de tous les malheurs du pays en raison de sa cruauté. Les persécutions contre les chrétiens la renforcent dans son opinion. Et sa proximité avec un complot visant à destituer la reine pour faire monter son fils sur le trône n’arrange rien. Avec d’autres Européens, elle est expulsée. Entre-temps, elle a contracté une fièvre dont les conséquences se révéleront mortelles.
Son récit de voyage à Madagascar (1856-1857), un classique du genre, a été traduit en français dès 1862 par W. de Suckau. Notre édition de référence, publiée en 1881, contient aussi une notice historique sur Madagascar et une biographie d’Ida Pfeiffer par Francis Riaux.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

20. André Coppalle. Voyage à la capitale du roi Radama, 107 pages (1910)

BME20André Coppalle enseignait le dessin à l’île Maurice quand il proposa ses services pour faire le portrait du roi Radama. Il débarque à Madagascar en mai 1825 et va y rester plus d’un an, dont une bonne partie à la cour. Il semble que le roi apprécia modérément ses qualités de peintre. Mais les notes qu’il a laissées sous forme manuscrite, et qui ont été publiées au début du siècle dernier par l’Académie malgache, font la relation vivante de son séjour. Soucieux de ne pas tomber dans la généralisation, qu’il n’évite cependant pas toujours, Coppalle se tient au plus près de ce qu’il voit et de ce qu’il peut vérifier. Et son esprit plus ouvert que celui d’autres voyageurs lui permet de voir de la beauté là où la plupart des commentateurs y demeurent imperméables.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici , en flipbook (OPZ) et chez Scribd.

21. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 2, février 1896, 86 pages

BME21Dans ce numéro, une analyse du Livre jaune dans lequel le gouvernement français fait le bilan de la longue histoire des relations entre la France et Madagascar, les commentaires de Gabriel Hanotaux sur le Traité de Tananarive, et une étude sur les mouvements dans le port de Tamatave. Et, toujours, les événements de Madagascar, submergés par de longues listes de promotion et de décorations. À noter la présence de correspondances particulières de plusieurs grandes villes du pays.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

22. Marius Cazeneuve. À la cour de Madagascar. Magie et diplomatie, 236 pages (1896)

BME22Le magicien toulousain (1838-1913) débarque à la cour de Madagascar en 1886 pour distraire la reine Ranavalona III. Les relations entre le gouvernement de la Grande Île et la France sont tendues. Les Britanniques sont en première ligne. Mais Marius Cazeneuve se fait fort, en utilisant son art de la persuasion, de redresser la barre et d’offrir à son pays ce qui, croit-il, lui revient de droit : la domination de Madagascar. Puisqu’il raconte lui-même son séjour, il convient de le lire avec une certaine méfiance : il s’y donne en effet un rôle si important que sa version paraît trop belle pour être vraie. Bien qu’il s’en défende, il est probable qu’il a considérablement exagéré les choses dans cet autoportrait flatteur. Mais son récit est toujours agréable à suivre et il permet de découvrir la vie de l’époque dans la capitale malgache.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, et chez Scribd, en version papier chez Lulu.com (267 pages, 11,97 € + port).

23. Gallieni. Lettres de Madagascar, 167 pages (1928)

BME23Gallieni (1849-1916) fut Gouverneur général de Madagascar pendant neuf ans. Il est chargé de pacifier la colonie, c’est-à-dire de « la soumettre à notre autorité », ainsi qu’il l’écrit lui-même. Comme il n’a guère d’instructions pour la suite, il cherche alors à développer l’économie et entreprend la construction du chemin de fer qui relie Antananarivo à la côte est. Soucieux de mener à bien sa mission, il ne s’encombre guère des règlements, ce qu’on lui reprochera souvent. Il ne pense qu’en termes d’efficacité et s’en réfère souvent, tout au long de son séjour, aux spécialistes de Madagascar de l’Union coloniale ou du Comité de Madagascar. Les lettres qu’il leur adresse, et qui forment ce volume, sont un témoignage de première main du principal acteur de la colonisation pendant près de dix ans.
Un acteur pas toujours tendre, faut-il le rappeler… Mais rien ne peut mieux rendre compte de ses positions que ses propres écrits. Et il paraît donc important de les donner à lire comme d’autres textes datant de la même époque coloniale, ou des textes antérieurs.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici et chez Scribd.

24. Evariste de Parny. Chansons madécasses, 22 pages (1787)

BME24Quand il publie les Chansons madécasses en 1787, Evariste Désiré de Forges (1753-1814) est déjà le Chevalier de Parny. Il deviendra ensuite vicomte et, en 1803, sera élu à l’Académie française. Né à l’île Bourbon, comme s’appelait alors la Réunion, il a été militaire avant de devenir écrivain. C’est en Inde qu’il écrit ces poèmes qui tranchent avec le ton de l’époque. Ils sont parmi les premiers poèmes en prose de la littérature française. Et, surtout, ils proposent le regard des Malgaches (les « Madécasses ») sur les Blancs. Parny était farouchement opposé à l’esclavage et à la colonisation. Jouant aussi de la supercherie, il présente ces textes comme une traduction en français, ce qu’ils ne sont pas : il en est bien l’auteur. En 1922, Maurice Ravel a composé la musique de trois des Chansons madécasses, provoquant même un scandale.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici et chez Scribd.

25. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 3, mars 1896, 62 pages

BME25Les événements de Madagascar se suivent et ne se ressemblent pas : le nouveau résident général de France, Hippolyte Laroche, est arrivé à Madagascar en janvier. Le Comité analyse la situation et émet le vœu « de procéder par étapes dans l’organisation et la colonisation de la grande île ». Le début d’une étude sur la culture du caféier du Libéria, une autre sur le mouvement commercial de Nossi-Bé en 1894 et les échos de la presse complètent cette livraison.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

26. Louis Catat. Voyage à Madagascar, 296 pages (1893-1894)

BME26Chargé d’une mission scientifique, le Dr Louis Catat (1859-1933) débarque à Madagascar en mars 1889. Il y restera jusqu’à la fin de l’année suivante pour « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d’une manière générale, faire connaître cette grande île ». Mission menée à bien dans un périple d’environ 8 000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l’est par la « route de Radama », le nord et l’ouest en traversant l’île dans toute sa largeur jusqu’à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est. Son récit est un des plus importants de tous les voyageurs européens du 19e siècle.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici, et chez Scribd, en version papier chez Lulu.com (370 pages, 15 € + port).

27. C. R. Lapanne. Six semaines à Madagascar, 73 pages (vers 1900)

BME27Un curieux récit d’un auteur dont nous ne savons rien (même pas la date de la mort, et c’est par hypothèse que nous le supposons tombé dans le domaine public). Le livre se présente comme un voyage effectué dans le but de prendre des contacts pour une société qui veut investir à Madagascar. Mais aucun détail de ce projet n’est fourni. Le sujet de l’ouvrage est le voyage lui-même, de Majunga à Tananarive avec quelques détours, situé dans le temps immédiatement après l’expédition française de 1895. Mais des détails semblent nourris davantage par la fantaisie que par l’observation, à tel point qu’on se demande si ce Lapanne a vraiment mis les pieds à Madagascar. Il prend Ranavalona III pour « Ranavalo II », pour ne donner qu’un exemple. Par ailleurs, il fait un usage très personnel des virgules. Ce petit livre, qui comporte quelques gravures, est néanmoins révélateur de l’intérêt porté à Madagascar à la fin du dix-neuvième siècle.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

28. Henry Douliot. Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar, 176 pages (1895)

BME28Un voyage interrompu, malheureusement, car il est de très grande qualité. De juin 1891 à mai 1892, Henry Douliot (1859-1892) herborise dans la région de Morondava puis de Maintirano. Il fait beaucoup plus que cela, en réalité : il vit avec la population et il maîtrise suffisamment le sakalava pour tenir des conversations pleines d’informations. On peut rêver à ce qu’aurait été ce récit si son auteur n’avait pas été frappé par la fièvre qui allait avoir raison de lui à Nosy Be où il avait été transporté pour y être hospitalisé. Moins connu que le voyage de Louis Catat (disponible aussi dans la Bibliothèque malgache), celui-ci est du même niveau d’intérêt.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd, en version papier chez Lulu.com (185 pages, 11,30 € + port).

29. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 4, avril 1896, 74 pages

BME29Pour l’essentiel du sommaire, le début d’un long compte-rendu de débat sur Madagascar au Parlement français. Le 19 mars, les députés Charmes, Develle et Turrel interpellent le gouvernement sur « l’arrangement » de Tananarive du 18 janvier. Et revendiquent le passage devant eux d’une loi qui précise le statut de Madagascar. Entre autres informations de ce numéro, signalons que le prix de l’absinthe Pernod est sensiblement en hausse. Et que le tarif des porteurs rend toutes les marchandises trop chères.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

30. Léo Dex (Edouard Deburaux) et Maurice Dibos. Voyage et aventures d’un aérostat à travers Madagascar insurgée, 194 pages (1901?)

BME30Edouard Deburaux (1864-1904) a signé Léo Dex de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec Maurice Dibos (1855-1931) et consacrés aux voyages en ballon. Ce roman prend prétexte de troubles à Madagascar pour une traversée aérienne de la Grande Île. Les faits, imaginaires, ne sont pas précisément datés. Mais on peut les situer, par recoupement, vers 1893 ou 1894. Il s’agit d’un grand roman d’aventures, dans l’esprit où Jules Verne a pu écrire Cinq semaines en ballon. Madagascar n’est ici qu’un décor. Décrit cependant avec précision grâce à la présence, parmi les aéronautes, d’un explorateur qui a beaucoup voyagé dans l’île.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd, en version papier chez Lulu.com (228 pages, 12,16 € + port).

31. Edouard Hocquard. L’expédition de Madagascar (Journal de campagne), 173 pages (1897)

BME31101Charles-Edouard Hocquard (1853-1911) était médecin militaire. C'est à ce titre qu'il passa un peu plus de deux ans au Tonkin, de 1884 à 1886. Il en ramena un livre, Une campagne au Tonkin, et des photographies. Fin 1894, il fut chargé de trouver à Madagascar un endroit d'implantation pour le sanatorium destiné à accueillir les malades du corps expéditionnaire. Et il accompagna ensuite celui-ci, de Majunga à Tananarive, d'avril à décembre 1895. Son journal de la campagne militaire a été publié en 1897 dans Le Tour du Monde (et en volume la même année). Ce témoignage de première main ne s'embarrasse pas de questions humanitaires : la mission est de conquérir Madagascar, sans états d'âme. C'est dire que les Malgaches, comme dans l'ensemble de la littérature liée à la conquête française, ne sont pas souvent envisagés sous le meilleur angle.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici et chez Scribd.

32. Emile Blavet. Au pays malgache, 132 pages (1897)

BME32On ne sait trop ce qui a poussé Émile Blavet (1838-1910) à s’embarquer, en février 1896, pour Madagascar. Auteur d’opéras et dramaturge, il était aussi journaliste et pratiquait La vie parisienne (titre de plusieurs de ses livres signés du pseudonyme de Parisis) avec un certain talent. S’il faut en croire, du moins, Zola préfaçant un de ses ouvrages : « Vous êtes, mon cher confrère, un des rares chroniqueurs entre les mains desquels on peut se mettre en toute sécurité ; car vous n’êtes pas seulement un œil qui voit et une oreille qui écoute : vous êtes encore un esprit qui apprécie et qui juge. » Madagascar n’est pas Paris, mais l’homme qui s’y rend ne change pas. Il importe avec lui ses préjugés et ses références littéraires. « Son racisme béat », écrit Jean-Louis Joubert.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici , en flipbook (OPZ) et chez Scribd.

33. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 5, mai 1896, 130 pages

BME33Au sommaire, la politique française à Madagascar occupe le premier rang des préoccupations. On voit bien comment la nouvelle colonie est dorénavant administrée à partir de la France, même si les détails restent encore à régler. La question des droits de douane et celle de l’abolition de l’esclavage sont abondamment discutées, dans la presse comme au Parlement. Les objectifs sont de plus en plus clairement exprimés : faire de Madagascar un territoire qui ne coûtera rien et rapportera en revanche un maximum.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

34. Honoré Lacaze. Souvenirs de Madagascar, 233 pages (1881)

BME34Honoré Lacaze était médecin à la Réunion et rêvait de visiter Madagascar. Son rêve se réalise en septembre 1868, quand il gagne la Grande Île par bateau. Il y restera un peu plus d’une année pendant laquelle ce qu’il pensait de Madagascar se confirme : il ne faut surtout pas que la France envisage de l’occuper, toute tentative dans ce sens ne pouvant se solder que par des catastrophes. Il s’agit donc d’une voix divergente par rapport à la tendance générale qui se manifeste à l’époque. La démonstration de Lacaze repose cependant sur des observations parfois douteuses, enclin qu’il est à laisser une large place aux a priori. Elle est en outre parfois confuse et répétitive. Mais son statut de médecin français semble lui avoir ouvert des portes qui laissaient, à l’époque, rarement passer des voyageurs.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici et chez Scribd.

35. X… Voyage du général Gallieni (Cinq mois autour de Madagascar), 200 pages (1889-1890)

BME35Arrivé à Madagascar en 1896 comme gouverneur général, Gallieni (1849-1916) entreprend immédiatement de mettre de l’ordre dans la jeune colonie. Avec des méthodes que l’on qualifiera (prudemment) de musclées. Après moins de deux ans sous son administration, il entreprend, du 2 juin au 8 octobre 1898, un grand tour de l’île afin de vérifier, et si besoin est de consolider, les résultats de la « pacification ». Dans sa suite, un officier dont le nom ne nous est pas parvenu relate le voyage (signé X…). Son récit tient évidemment de l’hagiographie : le général Gallieni est accueilli partout sous des arcs de triomphe aux accents de la Marseillaise. Ce long parcours malgache offre pourtant, sous ses aspects officiels, une vision parfois inattendue de la réalité locale et des pointes d’humour bienvenues. Cette réédition suit le texte publié dans Le Tour du Monde en 1899 et 1900, édité ensuite en volume chez Hachette en 1901.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd, en version papier chez Lulu.com (228 pages, 12,16 € + port).

36. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 7, juillet 1896, 67 pages

BME36Au sommaire, outre les événements de Madagascar, une étude d’Alfred Grandidier sur la fortune des Malgaches, une autre de A. Jully sur les constructions anciennes de l’Imerina, toujours la question de l’esclavage et une revue de presse orientée vers la défense des thèses soutenues par le Comité de Madagascar. À l’intérieur de ces extraits, on trouvera une première version de quelques pages ramenées de Madagascar par Émile Blavet – dont l’intégralité du texte, Au pays malgache, est disponible dans la BME (n° 32).
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

37. Jean-Joseph Rabearivelo. Presque-Songes, suivi de Traduit de la nuit, 97 pages (1934-1935)

BME37Jean-Joseph Rabearivelo (1901-1937) est un des principaux poètes malgaches du début du siècle dernier. Présent (après sa mort) dans l'anthologie que Léopold Sédar Senghor a consacrée aux poètes « nègres et malgaches », il fut de son vivant un lecteur boulimique, un commentateur très fin de la littérature et un véritable polygraphe : poésie, théâtre et roman étaient à son registre, sans oublier les nombreux articles qu'il a écrits – en français et en malgache. Les deux recueils groupés dans le présent volume, Presque-Songes et Traduit de la nuit, ont été publiés dans leur version française (celle que nous vous proposons), en 1934 et 1935. La version malgache, écrite simultanément, a été publiée après sa mort.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici et chez Scribd.

38. Robert Dumeray. Boutou-Kely. Souvenirs de la vie malgache, 48 pages (1895)

BME38Ce texte assez peu connu n’a, à notre connaissance, jamais été publié en volume. Nous l’avons repéré grâce à ces quelques lignes du Bulletin du Comité de Madagascar d’avril-mai 1895 : « Sous le pseudonyme de Robert Dumeray, un homme fort au courant des choses de Madagascar et qui joint, à une connaissance exacte du pays, toutes les qualités d’un styliste des plus spirituels et des plus fins, publie dans la Revue des Deux-Mondes du 1er mai un article intitulé : Boutou-Kely, Souvenirs de la vie malgache. Ce simple récit en dit plus que tout un ouvrage sur les mœurs et habitudes des Malgaches, particulièrement des Hovas. » On soupçonne l’auteur d’avoir été membre du Comité, tant sont nombreuses les thèses défendues par celui-ci à apparaître en filigrane dans la longue nouvelle. Un vazaha y adopte un petit garçon malgache et tente de lui inculquer les bases de la civilisation européenne… Tous les préjugés de l’époque sont évidemment présents.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici , en flipbook (OPZ)et chez Scribd.

39. Bulletin du Comité de Madagascar, 2e année, n° 8, août 1896, 68 pages

BME39Au sommaire, le général Gallieni s’embarque pour Madagascar et Le Figaro en profite pour faire son portrait. L’ancien premier ministre, Rainilaiarivony, peu avant sa mort en exil, exhorte ses compatriotes à accepter pacifiquement la présence française. Les tensions subsistent entre les différentes religions. Et le cacao pourrait se révéler une culture de bon rapport. Quelques nouvelles pages du reportage d’Émile Blavet sont publiées, et la législation précise le régime douanier ainsi que celui des mines. Enfin, des colons de la côte ouest se plaignent de l’insécurité et Alfred Grandidier termine son étude sur la fortune des Malgaches.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

40. Lieutenant Ardant du Picq. Une peuplade malgache. Les Tanala de l’Ikongo, 48 pages (1905)

BME40Malgré ce que semble croire la Bibliothèque nationale de France, l’auteur de ce texte n’est pas Charles Ardant du Picq, connu comme théoricien militaire, mais qui n’a rien de commun avec Madagascar contrairement à celui-ci, qui a étudié plusieurs aspects de la culture et de la civilisation des Tanala de l’Ikongo, dans le sud-est de Madagascar. Dans l’essai ethnographique que nous publions, paru dans Le Tour du Monde, il fait un portrait à grands traits de cette ethnie et de la région où elle vit.
Disponible sur ce site (DOC et PDF) chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF), au format LRF ici et chez Scribd.

41. Charles Renel. Le "Décivilisé" (1923)

BME41Un classique du roman colonial, et un cas intéressant... Adhémar Foliquet, ancien pion dans un lycée français, est devenu malgré lui instituteur dans un village de la côte est à Madagascar. Il se trouve bien d'une nouvelle vie dans laquelle il s'éloigne progressivement de la civilisation européenne. Et découvre le plaisir qu'il y a à ne pas avoir toujours quelque chose à faire, à ne plus se préoccuper de l'heure. Bien sûr, il se pose des questions: est-il bien raisonnable de devenir à ce point un autre? Le livre fourmille de scènes saisies sur le vif et de discussions sur la valeur comparée de différentes cultures. De Charles Renel, la BME a déjà réédité un autre roman, La Race inconnue, et un recueil de nouvelles, La Coutume des ancêtres.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits (DOC et PDF) et chez Scribd.

42. B.-F. Leguével de Lacombe. Voyage à Madagascar et aux îles Comores (1823-1830). Tome 1 (1840)

BME41Un long séjour à Madagascar, avec quelques incursions sur les îles voisines, au cours duquel Leguével de Lacombe prend le temps de fréquenter les Malgaches, d’apprendre la langue, d’étudier les coutumes dans différentes régions. Il est arrivé pour s’installer et faire du commerce. Mais les circonstances le conduiront à être mêlé à des conflits locaux et à rencontrer quelques acteurs importants de l’histoire du pays. La narration est vive, les détails sont abondants. Et il y a même de l’action ! On notera avec intérêt que ce récit est antérieur à la colonisation et s’ancre donc dans l’initiative individuelle d’un homme qui devait avoir, au plus haut point, l’esprit aventurier. Le texte du voyageur est précédé d’une longue notice géographique et historique que l’on doit à Eugène de Froberville.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits et chez Scribd.

43. B.-F. Leguével de Lacombe. Voyage à Madagascar et aux îles Comores (1823-1830). Tome 2 (1840)

BME41Suite et fin du précédent, incluant les huit planches et une des deux cartes de l'édition originale.
Disponible sur ce site (DOC et PDF), chez Ebooks libres & gratuits et chez Scribd.

44. Henry Rusillon. Un culte dynastique avec évocation des morts chez les Sakalaves de Madagascar. Le « Tromba » (1912)

BME44Né et mort à Genève (1872-1938), Henry Rusillon fut ouvrier avant de devenir évangéliste, d’abord en France puis à Madagascar, où il est envoyé fin 1897 par la Mission de Paris. Après avoir effectué plusieurs visites dans la région, il s’installe à Marovoay de 1909 à 1924. Intéressé très vite par le tromba, comme le prouvent les notes qui constituent un chapitre de son livre, il publie celui-ci alors qu’il réside encore à Madagascar. Ses communications à l’Académie malgache, deux livres en langue malgache et de nombreux autres écrits font de lui un témoin capital de la vie à Madagascar au début du 20e siècle. L’ethnologue de terrain qu’il était devenu savait regarder et écouter. Mais il ne faut pas oublier qu’il était aussi missionnaire – la fin de cet ouvrage est influencée par ce rôle. Des recherches plus récentes ont apporté d’autres éclairages sur le tromba. Henry Rusillon reste néanmoins, à travers son livre, l’auteur d’un travail fondamental sur le sujet.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

45. Bulletin du Comité de Madagascar, 3e année, n° 1, juillet 1897

BME45Après une interruption assez longue et, comme on dit, indépendante de la volonté de ses éditeurs (le Comité de Madagascar), le Bulletin renaît à la demande générale, s'il faut en croire le premier article de ce numéro.
Sa vocation n'a pas changé. il s'agit toujours de contribuer à répandre la connaissance de Madagascar, surtout, cela va de soi, du point de vue des intérêts français.
On s'y réjouit donc de la fermeté de Gallieni, on ne comprend pas le projet colonial d'un député de la Réunion, on s'insurge contre les critiques faites au climat (!), on relate les faits les plus importants survenus dans la Grande Île, parmi lesquels un fait divers sanglant avec l'assassinat de deux pasteurs français, et le courrier venu de Madagascar éclaire cela d'une étrange lumière, forcément partisane.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

46. Paul d'Ivoi. Le sergent Simplet à travers les colonies françaises. Voyages excentriques - Volume II (1895)

BME46Paul d'Ivoi (1856-1915) est l'auteur d'une oeuvre abondante et populaire. Les 21 volumes de ses Voyages excentriques, publiés de 1894 à 1914, sont un peu le pendant des Voyages extraordinaires de Jules Verne. Les cinq sous de Lavarède, premier volume de la série, écrit en collaboration avec Henri Chabrillat, est aussi le plus connu.
Dans le deuxième, celui-ci, Canetègne, un négociant lyonnais, envoie au loin son associé, Antonin Ribor, pour pouvoir faire mettre en prison Yvonne, la soeur de celui-ci. Deux amis, Claude Bérard et Simplet, frère de lait d'Yvonne, décident de la faire évader et de partir à la recherche d'Antonin grâce auquel Canetègne pourra être confondu. Commence alors une interminable course poursuite sur le globe, où les jeunes gens s'égarent sur les fausses pistes que leur désigne Canetègne. Ils parcourent ainsi toutes les colonies françaises, en commençant par Madagascar, poursuivent leur itinéraire vers l'est, le sud lointain, l'Amérique, les Antilles... pour finir par l'Afrique et conclure par un procès retentissant. Les rebondissements ne manquent pas et l'exotisme est au rendez-vous.
La part malgache du roman est assez importante et justifie la présence de ce roman dans la collection. Le texte, illustré, a été préparé par le groupe Ebooks libres & gratuits avec une participation de la Bibliothèque malgache.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

47. Paul d'Ivoi. Le sergent Simplet à travers les colonies françaises. Voyages excentriques - Volume II, texte seul (1895)

BME47Pour les internautes ne bénéficiant pas d'une connexion rapide, nous publions aussi l'ouvrage de Paul d'Ivoi sans les illustrations qui l'accompagnaient.
Cela permet de diviser par dix environ le volume du fichier à charger.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

48. Étienne Grosclaude. Un Parisien à Madagascar (1898)

BME48Étienne Grosclaude (1858-1932) était un célèbre humoriste, auteur de nombreux ouvrages dont la plupart reprenaient ses chroniques parues dans différents journaux et magazines. Jules Lemaître se disait fasciné par son «irrévérence universelle», ses «inventions de fou dialecticien» et l'apparence d'«élégance imbécile» de ses textes. Grosclaude touchait à tous les sujets, et décida un jour d'aller en chercher du côté de Madagascar.
Embarqué le 10 août 1896 sur le Yang-Tsé en même temps que Gallieni, il passe quelques mois sur la Grande Île d'où il rapporte un récit bien dans sa manière. L'humour y est omniprésent et l'auteur fait exception parmi les voyageurs de son époque en ironisant autant sur lui-même que sur les Malgaches. Sans se départir de l'idéologie dominante, il parvient malgré tout à faire goûter ses traits d'esprit.
Comme il manquait quelques pages à l'exemplaire de travail, Jean-Marie de la Beaujardière a aimablement comblé les absences en numérisant une partie de son propre exemplaire. (Au passage, signalons son excellent site, Encyclopédie de Madagascar et dictionnaire malgache.)
L’ouvrage original ne comprenait pas le Fragment des mémoires d’un explorateur que j’ai ajouté en guise d’avant-propos après en avoir trouvé le texte dans une anthologie de Paul Acker, Humour et humoristes (1899). C’est un autoportrait en situation d’Étienne Grosclaude ainsi qu’un éclairage sur les circonstances de son départ.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

49. Jean-Joseph Rabearivelo. Quelques poètes. I. Enfants d'Orphée (1931 ou 1934)

BME49Deuxième ouvrage de Jean-Joseph Rabearivelo à paraître dans la Bibliothèque malgache électronique, Enfants d'Orphée est un recueil de cinq brefs essais consacrés à des poètes. Ce volume aurait dû être suivi au moins d'un autre, qui n'a pas vu le jour.
A travers ses commentaires sur d'autres écrivains, Rabearivelo dessine en creux sa propre esthétique. D'où l'intérêt de ces textes, malgré un choix d'oeuvres étudiées qui ne sont pas passées à la postérité.
La production de Rabearivelo ne se limitait pas à la poésie. Ce livre paru en 1931 (ou 1934 d'après d'autres sources, il n'a pas été possible de trancher en raison de l'absence de la page de titre dans l'exemplaire utilisé) est une manifestation de sa curiosité critique ainsi que de la finesse de ses analyses.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

50. Jean-Joseph Rabearivelo. Imaitsoanala, Fille d'oiseau (1935)

BME50Troisième ouvrage de Jean-Joseph Rabearivelo à paraître dans la Bibliothèque malgache électronique, Imaitsoanala, fille d'oiseau est un livret d'opéra inspiré par un conte traditionnel.
La jeune fille qui donne son prénom au texte est née d'une couvée dont le dernier oeuf semblait seulement bon à être mangé. Au lieu de cela, la beauté qui en sort séduit immédiatement le roi Andriambahoaka. Celui-ci, en l'élisant femme de son coeur, fait de nombreuses jalouses parmi ses autres épouses. Même Ivorombe, la mère d'Imaitsoanala, s'oppose à elle avec une grande violence. Mais tout finira dans la joie... et la musique, puisque ce livret a été joué dès 1936 sur des compositions de Ratianarivo.
Imaitsoanala, fille d'oiseau serait le seul opéra original jamais créé à Madagascar, même si Rabearivelo lui-même qualifiait plus modestement cette oeuvre de cantate.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

51. Jean-Joseph Rabearivelo. Volumes (1928)

BME51Avec cet ouvrage d'un Rabearivelo "première période", la Bibliothèque malgache électronique complète la réédition des oeuvres du poète qui avaient été publiées de 1928 à 1935, à l'exception des Ephémérides de Madagascar (1934).
Volumes est le troisième recueil de Rabearivelo, encore marqué par ses lectures. Il est, comme le dit Claire Riffard, "sous influence". Mais il s'agit d'un talent en devenir, qui s'affirme déjà par la musicalité de sa langue.
Cette réédition doit son existence à François Morand, qui possède un exemplaire de l'édition première. Il a respecté le format du livre (16x25 cm), restitué ici par les marges sur des pages A4. Il a utilisé des polices de caractères aussi proches que possible de celles de l’original, suivi scrupuleusement la présentation du texte, la pagination et la typographie – jusque dans les coquilles, relevées dans des notes de fin de document où vous trouverez aussi quelques précisions botaniques.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

52. Jacques Cazotte. Le roi de Foule-Pointe (1788)

BME52Jacques Cazotte (1719-1792) est surtout connu pour un roman, Le diable amoureux. Mais son oeuvre est vaste - et peu lue hors du cercle des spécialistes.
Parmi les nombreux textes appartenant à ses Oeuvres badines et morales, historiques et philosophiques, on trouve ce curieux Roi de Foule-Pointe, en vers.
C'est le récit fantaisiste d'une rencontre entre un lieutenant français dont le navire mouille à Foulpointe, sur la côte Est de Madagascar, et un ancien marin devenu, un peu malgré lui, potentat local.
Les contraintes liées aux usages de son peuple lui pèsent. Mais serait-il prêt à abandonner sa couronne pour rentrer en Bretagne, sa région d'origine? C'est toute la question que pose ce dialogue, inspiré d'idées reçues sur Madagascar et, de manière générale, sur la plupart des régions que l'on pouvait appeler, à l'époque, non civilisées.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

53. Bulletin du Comité de Madagascar, 3e année, n° 2, août 1897

BME53Au sommaire de ce numéro, quelques nouvelles du comité de Madagascar, où entre notamment, comme membre sociétaire, Etienne Grosclaude, dont la BME a publié le récit de voyage Un Parisien à Madagascar. Un témoignage d'un colon "éclairé" expliquant comment peut réussir une installation dans la Grande Île. L'idée de colonisation fait son chemin en France. Et quelques autres broutilles.
Mais on sent surtout la forte empreinte de Gallieni sur la vie malgache. Il crée des jardins d'essai destinés à améliorer l'agriculture dans le pays. Il réorganise l'armée et l'administration. Et s'offre une circumnavigation autour de l'île, félicitant ici, affirmant son autorité là-bas, histoire d'asseoir la présence française sur l'ensemble du territoire.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

54. Bibliographie : Madagascar. Livres et périodiques anciens sur Internet

BME54Ce cinquante-quatrième volume de la Bibliothèque malgache électronique est destiné à faire gagner du temps à ceux qui trouvent trop lent le rythme des rééditions. Il veut être une bibliographie exhaustive des ouvrages et périodiques disponibles gratuitement sur Internet. Plus de cinq cents liens y sont répertoriés.
Malgré le soin que j’ai apporté à sa réalisation, il est possible que certaines références m’aient échappé. Je serais reconnaissant aux fureteurs persévérants de les signaler dans un petit (ou long) message à bibliothequemalgache@bibliothequemalgache.com.
Une telle bibliographie n’a de sens que si elle est mise à jour au fil du temps. C'est fait, puisque voici la deuxième édition, mise à jour au 1er janvier 2010. Le blog Actualité culturelle malgache propose une rubrique où sont automatiquement référencées les dernières numérisations de Gallica et d’Internet Archive, deux ressources importantes, sur Madagascar.
Il va sans dire que la Bibliothèque malgache, qui accorde la plus grande attention à la qualité de ses rééditions, n’est pas responsable de celle des autres sites. Pages illisibles, voire manquantes, sont parfois au rendez-vous. Mais certains ouvrages, même dans une reproduction imparfaite, peuvent apporter beaucoup à ceux qui les cherchent.
Par ailleurs, chaque institution, chaque société gère les droits d’auteur en fonction de la législation sur les droits d’auteurs propre à son pays et des autorisations particulières qui lui ont été accordées. Il convient donc d’être prudent pour éviter les téléchargements illégaux.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

55. Jean Carol. Chez les Hova (1898)

BME55Jean Carol est le nom de plume de Gabriel Laffaille (1848-1922). Journaliste et romancier, il s’embarque pour Madagascar fin 1895 pour être le secrétaire particulier du résident général Hippolyte Laroche. Au départ de celui-ci, il devient directeur de l’Imprimerie nationale, jusqu’au moment où Gallieni, irrité par ses prises de position, l’en écarte.
On comprend pourquoi en lisant Chez les Hova: son ouvrage tranche singulièrement avec la littérature coloniale de l’époque. Sans remettre en cause la supériorité de la race blanche, considérée comme un fait irréfutable, et les enjeux économiques liés à la possession de la Grande Île, il s’en prend violemment aux méthodes mises en œuvre par la France.
Tentant de se placer d’un point de vue malgache (sans y parvenir toujours), il trouve à la population des qualités que les colons ne veulent pas voir. Il s’étend en particulier sur l’institution du fokonolona et sur le Code malgache de 1881, y relevant les marques d’une sagesse que les législateurs européens n’ont pas donnée à leurs textes.
Un grand livre.
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

56. Jean-Joseph Rabearivelo. Vieilles chansons des pays d'Imerina (1939)

BME56Le cinquième ouvrage de Jean-Joseph Rabearivelo dans la collection est aussi son premier livre posthume. Robert Boudry, qui en a préfacé l'édition originale, le décrit comme «un recueil de courts poèmes en prose, conçus le plus souvent sous forme de petits discours ou de dialogues, suivant une esthétique semblable. On y trouve d'anciens hain-teny devenus classiques que l'auteur se borne à transcrire dans notre langue, d'autres modernes, parmi lesquels il est malaisé de distinguer ceux qui sont originaux de ceux qui sont empruntés, d'autres enfin qui sont des paraphrases ou des adaptations.»
Le préfacier ajoute: «Ces Vieilles chansons, puisées aux sources mêmes de la tradition des Hauts-Plateaux, évoquent et fixent ce qui constitue l'essentiel de la poésie de l'Imerina, le précieux et le familier, le mythique et le réaliste.»
Disponible sur ce site (DOC et PDF).

Retour à l'accueil