Bibliothèque malgache papier

chez Lulu.com



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Pour les obtenir, il faut donc remplir son panier sur leur site Internet et payer par Carte bleue. La procédure n'est pas toujours très simple, surtout quand on ne pratique pas habituellement l'achat sur Internet.
En revanche, les livres peuvent être expédiés partout dans le monde et imprimés à la demande, un exemplaire à la fois si cela correspond à la demande. Cela évite aussi bien des avances de fonds importantes lorsqu'il faut imprimer plusieurs centaines d'exemplaires que la lourdeur d'une distribution internationale - nous nous limitons, pour l'instant, à Madagascar.
Madagascar où, malgré tout, deux titres sont désormais disponibles. On ne désespère pas d'en publier d'autres, y compris dans ceux qui sont présentés ici.


Bibliothèque malgache contemporaine



1. John Tocke. Demandez à Hemingway. Roman policier (224 pages)

BMC01John Tocke est le pseudonyme d’un vazaha qui a vécu à Madagascar à la fin du siècle dernier. Xavier, grand reporter, est envoyé à Madagascar pour enquêter sur l’esclavage moderne et ses filières. Pas très méthodique, il se donne le temps de comprendre un peu comment fonctionne cette société dont il ignore tout. Tombe dans quelques pièges. Découvre un autre sujet, dangereux. Et se lance dans une aventure à rebondissements.

Disponible chez Lulu.com (224 pages, 16,68 € + port, ou 5 € en téléchargement).

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2. Jean-Claude Mouyon. Roman Vrac. Trilogie (204 pages)

BMC02Auteur de pièces de théâtre et radiophoniques, Jean-Claude Mouyon a été journaliste et se consacre dorénavant à l’écriture dans le sud-ouest de Madagascar où il a posé son sac depuis une quinzaine d’années.
Il faut les voir ces perdus de l’existence, Tai Be, l’Archi, LR, Caca Citron, le narrateur et tant d’autres… les voir pour croire en leur destinée au fin fond de nulle-part-sur-rien dans le sud squelettique de Madagascar. En prise directe avec le quotidien de leurs amis autochtones et la réalité abrupte d’un pays à la fois magique et désespérant.
Une relation passionnelle.
Ces trois courts romans réunis sous le titre générique de Roman vrac, drôles, mordants, tragiques, reflètent les affres mais aussi les joies que connaissent les étrangers du monde entier. Et comme dit l'autre, si on n'est pas entrés dans l'histoire on reste becs et ongles bien ancrés dans la vie. Et qu'on se marre !

Disponible dans les principales librairies d'Antananarivo et de Toliara (environ 25.000 Ariary) et chez Lulu.com (204 pages, 16,11 € + port).

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3. Suzy Andrée Ramamonjisoa. Albert Rakoto Ratsimamanga et moi. 1. L’héritage. Entretiens (242 pages)

BMC03Né le 26 Décembre 1907 à Antananarivo, Albert Rakoto Ratsimamanga, par ses travaux scientifiques comme par sa présence sur la scène nationale et internationale, mérite le beau titre de « Malgache du XXe siècle » décerné en 1999 par ses compatriotes. Sa personnalité a marqué l’histoire de Madagascar avant et après l’Indépendance.
Suzy Andrée Ramamonjisoa s’était longuement entretenue avec lui. Ses questions ont favorisé une mémoire sensible sur le passé malgache, l’héritage, et des réflexions pour une culture d’enracinement et d’ouverture.
Dans ce premier volume, le dialogue respire l’intelligence sensible et la joie de vivre dans une recherche constante d’harmonie. Il propose aux nouvelles générations une vision prospective utilisant leur héritage pour avancer avec optimisme dans la construction de leur efficacité dans le XXIe siècle.
Disponible dans les principales librairies d'Antananarivo  (environ 30.000 Ariary) et chez Lulu.com (242 pages, 17,25 € + port).

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4. Jean-Claude Mouyon. Beko ou La nuit du grand homme (114 pages)

BMC4Pratiqué dans les régions Sud de Madagascar, le beko est un chant polyphonique a capella généralement interprété par un groupe d’hommes, nommés sahiry, composé d’un récitant et de choristes.
Perpétué depuis la nuit des temps par les ethnies du Grand Sud, le beko fait résonner sa litanie répétitive et gutturale durant les nuits où amis et famille du défunt sont réunis devant des feux et des bassines de rhum pour accompagner l’esprit du mort dans sa marche vers l’Est, là où vivent les ancêtres.
Beko, le roman, n’est en rien une explication ethnologique du culte des ancêtres mais l’appropriation d’un fait social et culturel qui m’a permis de bâtir une fiction à partir de la structure rythmique et narrative d’une cérémonie revisitée en présence de ses acteurs : Grand Homme, le défunt ; les sahiry ; les vivants.
Sur le thème d’une histoire policière inspirée d’un fait divers réel, Beko ou La nuit du Grand Homme se veut aussi un chant, une musique à la fois tendre et violente dédiée à l’extrême Sud de Madagascar et aux hommes libres qui y vivent, ceux qui souffrent mais ne pleurent jamais.

J.C.M.

Disponible chez Lulu.com (114 pages, 14,04 € + port).

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5. Jean-Claude Mouyon. Carrefour (93 pages)

BMC5Carrefour est un livre bref, mais sa petite centaine de pages est bourrée de dynamite. Il se passe au cœur du cœur d'une ville dont le nom n'est pas donné (mais il est sur toutes les lèvres), c'est-à-dire près d'une gare routière, à la fin d'une route nationale que croise une rue plus locale grouillant de vie.
Particulièrement ce jour-là, puisque s'y déroulent en même temps la préparation d'une campagne électorale et l'arrivée d'un reggaeman de réputation internationale.
Jean-Claude Mouyon lâche les mots au rythme d'une mitrailleuse. Il multiplie les situations improbables. Et son humour fait mouche à chaque page. On sort de Carrefour essoufflé et heureux d'avoir vécu des moments inoubliables.
Voici comment l'auteur présente lui-même son texte:
Cette histoire je l'ai voulue joyeuse, jouissive, violente, excessive, habitée d'une tendre tristesse proche de la désespérance paradoxalement heureuse d'une population admirable. C'est l'histoire de la vie d'un carrefour sublime sans rond-point ni sens interdit où tout semble permis. Un carrefour fréquenté par des riverains exubérants qu'on n'invitera jamais à celui de l'Odéon ni au rond-point qui mène à l'Élysée. Mais là n'est pas le propos. Quoique…
Ici aussi les personnages existent, le pays et les événements également mais ne comptez pas sur moi pour dénoncer qui que ce soit.
Ainsi va la vie…
Disponible chez Lulu.com (93 pages, 13,41 € + port).

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Bibliothèque malgache classique


1. Marius Cazeneuve. À la cour de Madagascar. Magie et diplomatie (1896), 267 pages

BML01Le magicien toulousain (1838-1913) débarque à la cour de Madagascar en 1886 pour distraire la reine Ranavalona III. Les relations entre le gouvernement de la Grande Île et la France sont tendues. Les Britanniques sont en première ligne. Mais Marius Cazeneuve se fait fort, en utilisant son art de la persuasion, de redresser la barre et d’offrir à son pays ce qui, croit-il, lui revient de droit : la domination de Madagascar. Puisqu’il raconte lui-même son séjour, il convient de le lire avec une certaine méfiance : il s’y donne en effet un rôle si important que sa version paraît trop belle pour être vraie. Bien qu’il s’en défende, il est probable qu’il a considérablement exagéré les choses dans cet autoportrait flatteur. Mais son récit est toujours agréable à suivre et il permet de découvrir la vie de l’époque dans la capitale malgache.
Disponible chez Lulu.com (16,75 € + port).

2. Charles Renel. La race inconnue (1910), 224 pages

BML02Charles Renel (1870-1925) est resté présent à Madagascar puisqu’une école porte toujours son nom à Mahajanga, sur la côte ouest. Il fut directeur de l’enseignement dans la Grande Île au début du vingtième siècle et a écrit un certain nombre d’ouvrages sur le pays où il avait vécu et travaillé. À côté du plus célèbre, Le décivilisé, citons La coutume des ancêtres (ces deux titres sont aussi disponibles à la Bibliothèque malgache), La fille de l’Île Rouge, L’oncle d’Afrique ou La métisse, ainsi que trois volumes de Contes de Madagascar. La race inconnue, édité en 1910 chez Grasset, est un recueil de nouvelles qui mêle l’inspiration du conte traditionnel à l’observation de la vie quotidienne des colons français de son époque.
Disponible chez Lulu.com (15,46 € + port).

3. Adolphe Badin. Une famille parisienne à Madagascar avant et pendant l’Expédition (1897), 199 pages

BML03Adolphe Badin n’a pas laissé de traces marquantes dans l’histoire de la littérature française. Ce journaliste, né à Auxerre en 1831 et mort dans les années 1890, a pourtant beaucoup publié. Sur le théâtre en particulier, un milieu qu’il fréquentait professionnellement. Mais ses goûts le portaient vers les aventuriers. Authentiques voyageurs, comme des marins – on lui doit une biographie de Jean Bart –, ou personnages romanesques qu’il envoyait vers la Russie, en Algérie ou… à Madagascar. Ce roman, paru en 1897 chez Armand Colin, est d’abord une explication de l’expatriation sur des terres nouvelles : faire fortune à Madagascar serait plus facile que de végéter dans le milieu délétère de la Bourse parisienne. Puis il met en scène l’avancée de l’armée française de la côte ouest jusqu’à la capitale malgache.
Disponible chez Lulu.com (14,71 € + port).

4. Charles Renel. La coutume des ancêtres (1915 ?), 187 pages

BML04Un affrontement est au cœur de ce roman : celui qui oppose la tradition et la nouvelle religion importée par les vazaha, le protestantisme. Deux petits villages proches de Tana ont fait des choix différents. Et le jeune Ralahy, dont le père possède une idole sacrée, souffre des deux côtés. La première jeune fille avec laquelle il a fait l’expérience de l’amour a été chassée selon la coutume parce qu’elle était stérile – elle vivra ensuite dans la capitale avec un vazaha. La seconde, fille du surveillant du temple dans le village voisin, est empêchée par son père de fréquenter un incroyant. À cette trame sentimentale s’ajoutent des fléaux naturels ou humains ainsi que de multiples péripéties, au cours desquelles Ralahy fera un long voyage vers l’Ouest… Charles Renel (1870-1925) a été directeur de l’enseignement à Madagascar et a écrit de nombreux livres sur ce pays, dont La race inconnue et Le « décivilisé »,  réédités dans la Bibliothèque malgache, électronique et papier.
Disponible chez Lulu.com (14,38 € + port).

5. Gabriel de La Landelle. Le dernier des flibustiers (1884), 320 pages

BML05Béniowski, pour reprendre l’orthographe du livre, était un aventurier du 18e siècle. D’origine hongroise, il a connu bien des tribulations en Europe et en Asie avant de débarquer à Madagascar où il s’est lancé dans une grande entreprise conquérante. « Roi des rois » de Madagascar, il a lui-même raconté sa vie dans des Mémoires que Gabriel de La Landelle (1812-1886) pille allègrement pour Le dernier des flibustiers. C’est loin d’être un chef-d’œuvre mais le livre est intéressant en montrant ce qu’un auteur français pensait de Madagascar comme territoire riche en potentiel - avant la véritable colonisation.
Disponible chez Lulu.com (18,22 € + port).

6. Prosper Cultru. Un Empereur de Madagascar au XVIIIe siècle : Benyowszky (1906), 215 pages

BML06Benyowszky, aventurier d’origine hongroise, empereur de Madagascar, était déjà le sujet du roman de Gabriel de La Landelle, Le dernier des flibustiers, cinquième volume de la Bibliothèque malgache papier. Le personnage y était saisi sous son meilleur angle, celui qu’il a lui-même choisi dans ses Mémoires. Prosper Cultru (1862-1917), dans cet ouvrage paru en 1906, a davantage travaillé en historien, et sa biographie est donc beaucoup plus nuancée. Il faut lire son livre pour corriger l’image trop flatteuse qu’on pourrait avoir de Benyowszky.
Disponible chez Lulu.com (15,19 € + port).

7. Léo Dex (Edouard Deburaux) et Maurice Dibos. Voyage et aventures d’un aérostat à travers Madagascar insurgée (1901?), 228 pages

BML07Edouard Deburaux (1864-1904) a signé Léo Dex de nombreux ouvrages écrits en collaboration avec Maurice Dibos (1855-1931) et consacrés aux voyages en ballon. Ce roman prend prétexte de troubles à Madagascar pour une traversée aérienne de la Grande Île. Les faits, imaginaires, ne sont pas précisément datés. Mais on peut les situer, par recoupement, vers 1893 ou 1894. Il s’agit d’un grand roman d’aventures, dans l’esprit où Jules Verne a pu écrire Cinq semaines en ballon. Madagascar n’est ici qu’un décor. Décrit cependant avec précision grâce à la présence, parmi les aéronautes, d’un explorateur qui a beaucoup voyagé dans l’île.
Disponible dans les principales librairies d'Antananarivo  (environ 40.000 Ariary) et chez Lulu.com (14,96 € + port).

8. Louis Catat. Voyage à Madagascar (1893-1894), 370 pages

BML08Chargé d’une mission scientifique, le Dr Louis Catat (1859-1933) débarque à Madagascar en mars 1889. Il y restera jusqu’à la fin de l’année suivante pour « élucider certains faits géographiques, augmenter dans la mesure du possible les données souvent incomplètes que nous possédions sur les différentes branches des sciences physiques et naturelles, étudier les peuplades malgaches, leurs coutumes, leurs usages, et, d’une manière générale, faire connaître cette grande île ». Mission menée à bien dans un périple d’environ 8 000 kilomètres en trois grands voyages. Le premier dans le centre du pays. Puis vers l’est par la « route de Radama », le nord et l’ouest en traversant l’île dans toute sa largeur jusqu’à Majunga. Enfin, vers le sud et le sud-est. Son récit est un des plus importants de tous les voyageurs européens du 19e siècle.
Disponible chez Lulu.com (19,22 € + port).

9. Henry Douliot. Journal du voyage fait sur la côte ouest de Madagascar (1895), 185 pages

BML09Un voyage interrompu, malheureusement, car il est de très grande qualité. De juin 1891 à mai 1892, Henry Douliot (1859-1892) herborise dans la région de Morondava puis de Maintirano. Il fait beaucoup plus que cela, en réalité : il vit avec la population et il maîtrise suffisamment le sakalava pour tenir des conversations pleines d’informations. On peut rêver à ce qu’aurait été ce récit si son auteur n’avait pas été frappé par la fièvre qui allait avoir raison de lui à Nosy Be où il avait été transporté pour y être hospitalisé. Moins connu que le voyage de Louis Catat (disponible aussi dans la Bibliothèque malgache), celui-ci est du même niveau d’intérêt.
Disponible chez Lulu.com (14,29 € + port).

10. X… Voyage du général Gallieni. Cinq mois autour de Madagascar (1889-1890), 209 pages

BML10Arrivé à Madagascar en 1896 comme gouverneur général, Gallieni (1849-1916) entreprend immédiatement de mettre de l’ordre dans la jeune colonie. Avec des méthodes que l’on qualifiera (prudemment) de musclées. Après moins de deux ans sous son administration, il entreprend, du 2 juin au 8 octobre 1898, un grand tour de l’île afin de vérifier, et si besoin est de consolider, les résultats de la « pacification ». Dans sa suite, un officier dont le nom ne nous est pas parvenu relate le voyage (signé X…). Son récit tient évidemment de l’hagiographie : le général Gallieni est accueilli partout sous des arcs de triomphe aux accents de la Marseillaise. Ce long parcours malgache offre pourtant, sous ses aspects officiels, une vision parfois inattendue de la réalité locale et des pointes d’humour bienvenues. Cette réédition suit le texte publié dans Le Tour du Monde en 1899 et 1900, édité ensuite en volume chez Hachette en 1901.
Disponible chez Lulu.com (15,01 € + port).

11. Charles Renel. Le « décivilisé » (1923), 209 pages

BML11Un classique du roman colonial, et un cas intéressant… Adhémar Foliquet, ancien pion dans un lycée français, est devenu malgré lui instituteur dans un village de la côte est à Madagascar. Il se trouve bien d’une nouvelle vie dans laquelle il s’éloigne progressivement de la civilisation européenne. Et découvre le plaisir qu’il y a à ne pas avoir toujours quelque chose à faire, à ne plus se préoccuper de l’heure. Bien sûr, il se pose des questions : est-il bien raisonnable de devenir à ce point un autre ? Le livre fourmille de scènes saisies sur le vif et de discussions sur la valeur comparée de différentes cultures. De Charles Renel, la Bibliothèque malgache a déjà réédité un autre roman, La race inconnue, et un recueil de nouvelles, La coutume des ancêtres.
Disponible chez Lulu.com (14,20 € + port).

12. Etienne Grosclaude. Un Parisien à Madagascar (1898), 272 pages

BML12Étienne Grosclaude (1858-1932) était un célèbre humoriste, auteur de nombreux ouvrages dont la plupart reprenaient ses chroniques parues dans différents journaux et magazines. Jules Lemaître se disait fasciné par son «irrévérence universelle», ses «inventions de fou dialecticien» et l'apparence d'«élégance imbécile» de ses textes. Grosclaude touchait à tous les sujets, et décida un jour d'aller en chercher du côté de Madagascar.
Embarqué le 10 août 1896 sur le Yang-Tsé en même temps que Gallieni, il passe quelques mois sur la Grande Île d'où il rapporte un récit bien dans sa manière. L'humour y est omniprésent et l'auteur fait exception parmi les voyageurs de son époque en ironisant autant sur lui-même que sur les Malgaches. Sans se départir de l'idéologie dominante, il parvient malgré tout à faire goûter ses traits d'esprit.
Comme il manquait quelques pages à l'exemplaire de travail, Jean-Marie de la Beaujardière a aimablement comblé les absences en numérisant une partie de son propre exemplaire. (Au passage, signalons son excellent site, Encyclopédie de Madagascar et dictionnaire malgache.)
L’ouvrage original ne comprenait pas le Fragment des mémoires d’un explorateur que j’ai ajouté en guise d’avant-propos après en avoir trouvé le texte dans une anthologie de Paul Acker, Humour et humoristes (1899). C’est un autoportrait en situation d’Étienne Grosclaude ainsi qu’un éclairage sur les circonstances de son départ.
Disponible chez Lulu.com (18,15 € + port).

13. Jean Carol. Chez les Hova (1898), 334 pages

BML13Jean Carol est le nom de plume de Gabriel Laffaille (1848-1922). Journaliste et romancier, il s’embarque pour Madagascar fin 1895 pour être le secrétaire particulier du résident général Hippolyte Laroche. Au départ de celui-ci, il devient directeur de l’Imprimerie nationale, jusqu’au moment où Gallieni, irrité par ses prises de position, l’en écarte.
On comprend pourquoi en lisant Chez les Hova: son ouvrage tranche singulièrement avec la littérature coloniale de l’époque. Sans remettre en cause la supériorité de la race blanche, considérée comme un fait irréfutable, et les enjeux économiques liés à la possession de la Grande Île, il s’en prend violemment aux méthodes mises en œuvre par la France.
Tentant de se placer d’un point de vue malgache (sans y parvenir toujours), il trouve à la population des qualités que les colons ne veulent pas voir. Il s’étend en particulier sur l’institution du fokonolona et sur le Code malgache de 1881, y relevant les marques d’une sagesse que les législateurs européens n’ont pas donnée à leurs textes.
Un grand livre.
Disponible chez Lulu.com (19,99 € + port).

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